Théâtre | Durée : inconnue pour le moment | Tout public à partir de 15 ans ou de la classe de seconde

 

Auteur : Romain Gary (Emile Ajar)

Adaptation, mise en scène et jeu : Denis Rey

Regard complice : Rose-Hélène Michon

Lumières : Michael Vigier

Production et Administration : La Cuisine

Crédits photos : Denis Rey, Pauline Gabarrou, Jean-Loup Sieff / Agence VU 1965

  

D’après L’angoisse du roi Salomon de Romain Gary (Émile Ajar) © Mercure de France, droits théâtre gérés par les Éditions Gallimard.

 

 

Soutiens : 

Mairie de Toulouse

Conseil départemental de la Haute-Garonne

Région Occitanie

Association du Grenier à la scène

Ville de Gaillac

CMCAS EDF-GDF Toulouse et le Théâtre de la Brique Rouge/Bazacle

Service Culturel de Saint Gaudens

Le Colombier à Cordes sur Ciel

 


Court texte de présentation :

Dernier roman de Romain Gary sous le pseudonyme de Émile AjarL’angoisse du roi Salomon vient peut-être nous aider à supporter notre monde et son cortège de dérèglements. 

Certes, il y est question d’angoisse, de vieillesse ennemie, de mort inéluctable.

Mais aussi de chansons, d’optimisme, d’écologie.

De rancune et d’amour.

Surtout d’amour…

L'angoisse du roi Salomon

de Romain Gary | Emile Ajar


La fable

 

« Moi je pense qu’un mec malin il devrait s’arranger pour être malheureux comme des pierres toute sa vie, comme ça il n’aurait pas peur de mourir. »

 

Jean, chauffeur de taxi à Paris, vit de petits boulots et adore se plonger dans les dictionnaires. Un jour, il fait la connaissance de monsieur Salomon Rubinstein, quatre-vingt-quatre ans, la vie devant lui et roi du pantalon. 

Tailleur à la retraite ayant fait fortune dans le prêt-à-porter, monsieur Salomon occupe ses vieux jours en hébergeant dans son appartement le standard téléphonique de l’association S.O.S Bénévoles qui vient en aide aux démunis ou à ceux qui crèvent de solitude. 

 

Mais comme « on ne peut pas toujours aider les gens par téléphone… », monsieur Salomon propose à Jean de rejoindre l’association. Avec son taxi, celui-ci pourra faire des visites à domicile chez les plus désespérés.

C’est ainsi que Jean va rencontrer Cora Lamenaire, une chanteuse réaliste qui a eu son heure de gloire avant-guerre mais qui a eu la mauvaise idée de s’amouracher d’un collabo sous l’occupation.

Jean va vite comprendre que Cora et Salomon se sont connus et aimés mais que la grande Histoire les a séparés. Il va devoir faire preuve de beaucoup de diplomatie pour tenter de réconcilier les vieux amants…

Dernier roman de Romain Gary sous le pseudonyme de Émile Ajar, L’angoisse du roi Salomon vient peut-être nous aider à supporter notre monde et son cortège de dérèglements. 

Certes, il y est question d’angoisse, de vieillesse ennemie, de mort inéluctable.

Mais aussi de chansons, d’optimisme, d’écologie.

De rancune et d’amour.

Surtout d’amour…

Pourquoi L’angoisse du roi Salomon ?

 

Parce que ce quatrième et dernier roman de Romain Gary sous le pseudonyme de Émile Ajar est magnifique.

 

Parce qu’après avoir joué Gros-Câlin, le premier Ajar, après avoir goûté à cette langue incroyable, il était difficile de ne pas replonger.

 

Parce que les héros ordinaires sont capables de faire plier le destin. En préférant la résistance

à la résignation, ils nous montrent comment rester vivant.

 

Parce que l’angoisse est inhérente à notre misérable condition humaine. Du moins je crois…

 

Parce que lire, dire, écouter Romain Gary, c’est accepter de passer du rire aux larmes.

 

Parce que Jean, le narrateur du livre, cherche à comprendre le monde.

 

Parce que Salomon Rubinstein fait tout son possible pour aider son prochain. Il fait de l’intérim

puisque Dieu, Lui, tarde à se manifester.

 

Parce qu’un autodidacte et un philanthrope qui s’associent méritent qu’on les écoute.

 

Parce que « l’amour, la vie, c’est du pareil au même, et c’est une très jolie chanson. »

 

Parce qu’à l’heure du dérèglement humain, il est bon de rappeler qu’un peu fraternité ne peut pas faire de mal…

Quelques notes d’intention

 

« Le téléphone qui sonne et une voix de femme, très douce, très gaie, qui me dit : « Jeannot ? C’est toi chéri ? » et je reste un long moment à sourire, sans répondre, le temps d’être Jeannot et chéri… Dans une grande ville comme Paris, on ne risque pas de manquer. »

 

A la toute fin de Gros-Câlin, Monsieur Cousin prononce ces mots.

Dans L’angoisse du roi Salomon, le narrateur se nomme Jean, Jeannot pour les intimes, et déambule dans un Paris riche en surprises.

Il y a donc comme un clin d’œil, une passerelle entre le premier et le dernier Ajar.

Jean est un peu le cousin de Monsieur Cousin (!), son grand frère, son homologue.

Il est un peu moins naïf mais tout aussi angoissé. Une récurrence chez Gary.

 

Le spectacle ressemblera donc dans sa forme à Gros-Câlin, que j’ai créé en 2018. Comme un second volet, indépendant du premier mais pas sans échos. Un nouveau voyage dans le continent Ajar…

 

Seul en scène, il s’agira de prendre en charge une langue, une parole qui se démultiplie.

De viser à créer du plaisir et de l’émotion, sans quoi il n’y a pas spectacle.

 

Être le narrateur d’une histoire en train de se reconstruire au présent.

Être Jean et ceux qu’il évoque. Au pied de la lettre. Sans filtre.

Inviter le déséquilibre et l’incrédulité.

Témoigner d’une irrépressible volonté de rester debout.

Convoquer les protagonistes de l’histoire dans l’espace mental de Jean, les incarner par le prisme de son incompréhension, les aimer.

Prendre le spectateur par la main en jouant chaque personnage simplement, en codifiant les voies et les postures.

Travailler le rythme, la prosodie.

Accepter l’idée d’une forme de co-production entre l’acteur et le spectateur, afin que celui-ci soit en mesure d’ouvrir son propre monde.

 

Dans un espace vide, encore et toujours, faire confiance au texte, au pouvoir de l’imagination.

 

Une chaise au centre du plateau.

Un tapis pour formaliser certains espaces de jeu, peut-être.

Un costume chic mais simple afin de laisser s’épanouir l’imaginaire.

Un porte manteau et quelques oripeaux.

Les endosser parcimonieusement pour figurer Monsieur Salomon et rendre hommage à Romain Gary qui aimait les costumes élégants !

 

Peut-être quelques réminiscences de chansons réalistes.

Des lumières chatoyantes pour le confort des yeux.

Prochaines dates :

23/10/21 - Pamiers(09) dans le cadre de la programmation de l'ATHA

 


Dates passées :

Création - sortie de résidence

 

25 & 26 mars 2021 - 14h30  Théâtre du Pavé à Toulouse (31)


Revue de presse :



Dossier :

Actions culturelles autour des spectacles de la Cie La nuit se lève :

Lecture de textes de Romain Gary.

Une plongée dans les confidences et les anecdotes que Gary  a égrenées dans divers ouvrages autobiographiques


Les autres spectacles avec Denis Rey :