Au centre du plateau 2 comédiennes, et dans un autre espace une chanteuse pianiste. Deux comédiennes qui suivent le fil des “Oiseaux invisibles” :
Rat d’eau et Sinbad sont sur un bateau, personne ne tombe à l’eau, mais tout le monde se cache. Deux enfants clandestins qui échangent sur leurs espoirs et leurs peurs. Ils jouent. Rat d’eau se cramponne à sa valise, une valise remplie de livres. Ils jouent à tout, même à savoir lire.
Alors Rat d’eau, VlasK, et Sinbad, Hind Tary, vont lire des pas-sages, pour oublier le danger et arriver à traverser... La musique vient en nappe ou accompagne du texte en chansons, Elsa Foucher parfois quitte le piano, transportée par le vent et vient elle aussi dire au plateau.
Les corps jouent, chantent, et racontent une histoire, les histoires de la construction de notre société raciste et coloniale.
La craie dessine une étrange marelle, les dés sont jetés, il faudra enlever ses bottes trop grandes et y aller à la nage pour ne pas se faire prendre, pour ne pas se faire vendre, pour ne pas se faire pendre.
Trois voix pour raconter. Trois voies qui se croisent et sèment.
Trois disciplines artistiques.
Trois cœurs en chœur
pour parler d’exil.
Autres textes et extraits choisis :
Cahier d'un retour au pays natal Aimé Césaire
Être raciste c'est quoi ? Camille Aumont Carnel
"On ne peut pas accueillir toute la misère du monde" Pierre Tevanian et JC Stevens
Aller sans retour Juliette
De sang et de lumière Laurent Gaudé
IMMIGRATION Catherine Wihtol de Wenden
Journal d'un exilé Amadou Barry
DÉ-RANGÉE Mina Kavani
D'après La migration des oiseaux invisibles de Jean-Rock Gaudreault et autres textes..
Adaptation : Elsa Foucher, Hind Tary, V.las.K
Interprétation : Elsa Foucher, Hind Tary, V.las.K
Piano et voix : Elsa Foucher
Régie : Pascal Renouard
“ Je respire le ciel. Je touche mon front.
Je pince un rayon de soleil sans le froisser."
Jean-Rock Gaudreault
La migration des oiseaux invisibles